La zone humide de Phatthalung est un vaste complexe interconnecté de lacs, marais et prairies inondées qui abrite une biodiversité exceptionnellement riche et variée autour de laquelle s’organise une communauté haute en couleur, offrant au voyageur une fenêtre privilégiée sur un aspect de la Thaïlande à la fois traditionnel, tropical et sauvage.

Cet ensemble complexe d’écosystèmes aquatiques et terrestres s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres carrés, empiétant sur les provinces de Phatthalung, Songkhla et Nakhon Si Thammarat.

Sur des kilomètres à la ronde, l’eau et les marécages règnent généreusement sur un royaume vivant aussi prolifique que fragile, couronné de myriades de fleurs de lotus roses et blanches à perte de vue.

Le ballet aérien des oiseaux, virevoltant en solo ou évoluant élégamment en vol groupé, contraste avec le pas lent des buffles d’eau qui pâturent les herbes marécageuses. Les pêcheurs sur leur frêle esquif s’affairent avec leurs filets artisanaux, comme le faisaient avant eux leurs parents et leurs grands-parents, perpétuant des pratiques ancestrales.

Nous voguons sur Thale Noï, ou Talay Noy (« petite mer » en thaï), un lac d’eau douce de quelque 460 km2 adjacent au lac principal formé par Thale Luang et Thale Sap.

Thale Noï est l’un des endroits les plus biodiversifiés de la région. Il est d’ailleurs protégé par la Convention de Ramsar. On y trouve par exemple plus de 280 espèces d’oiseaux sédentaires ou migrateurs. La population de la réserve ornithologique de Thale Noï atteint son pic durant la saison des moussons (de juin à septembre).

Notre bateau à longue queue glisse respectueusement à travers ce paysage harmonieux tout en équilibre. Il est difficile de ne pas être ému.

Le soir venu, des villageoises s’élancent sur de petites barques, à la rame, pour récolter des tiges de carex et de krajood. Ces plantes herbacées sont utilisées depuis des siècles dans la fabrication de paniers, nattes et autres objets artisanaux de la vie quotidienne. Les dames de la communauté récoltent également dans les marais des tiges de lotus qui rehausseront la saveur de la cuisine locale.

En tant qu’agence de voyage hors des sentiers battus, nous proposons à nos voyageurs de découvrir cette région fascinante en séjournant dans un petit hôtel familial. Les propriétaires les familiariseront avec le mode de vie et les coutumes locales, leur feront goûter la gastronomie du cru, dévoileront les secrets de cette nature sauvage foisonnante et présenteront les projets de conservation.

Dans le cadre de nos programmes de voyage sur mesure, nous proposons aussi à nos voyageurs de suivre un atelier avec des artisans locaux pour se former aux techniques de tressage du jonc marin. Une expérience très sympathique et conviviale, un beau moment de partage.

Mais Phatthalung a encore davantage de trésors à explorer.

Un étonnant temple troglodyte bouddhiste, un marché coloré où l’amabilité et la curiosité des vendeurs reflètent le caractère peu touristique de la région, ou encore les nombreux spectacles naturels, comme la chute d’eau de Phraiwan surgissant d’un épais manteau de verdure sauvage. Lors de notre passage nous choisirons celle moins impressionnante mais néanmoins charmante et paisible de Khao Khram pour une fin de journée tranquille, les pieds dans l’eau fraîche et limpide, entourés de poissons.

Les amateurs d’architecture ancienne et d’histoire pourront également visiter les deux palais centenaires, témoins de la lignée des gouverneurs de Phatthalung, ainsi que la pagode adjacente, décorée de remarquables fresques murales réalisées par le même artiste qui a œuvré au palais royal de Bangkok.

Un séjour dans cette partie du sud de la Thaïlande peut également inclure, selon la saison et les préférences, des moments de détente inoubliables sur des plages de sable blanc, grâce à la proximité de sites remarquables tels que Khanom et des îles paradisiaques des provinces voisines de Trang et Satun.