Asia My Way – Les Voyages d’Angèle a ouvert en janvier un nouveau bureau à Tokyo d’où l’agence propose des programmes de voyage individuel sur mesure au Japon, pays fascinant à l’identité culturelle forte où coexistent habilement des traditions anciennes préservées et un tropisme technologique sans limites.

Il s’agit d’une première pour l’agence, fondée en 2016 en Asie du Sud-Est. Et cela s’inscrit dans une volonté de développement vers l’Asie-Pacifique, alors que la demande européenne de voyage dans cette partie de l’Asie augmente.

« Nous souhaitions d’une part sortir de notre zone de confort, puisque en réalité nous sommes présents en Asie depuis une vingtaine d’années sur quatre destinations d’Asie du Sud-Est« , explique Olivier Rymer, le directeur du groupe. « Il y a aussi bien entendu un vif intérêt pour cette partie de l’Asie-Pacifique, à la fois semblable et très différente, résolument moderne, mais avec toujours cet attachement à la tradition« , ajoute-t-il. « Enfin, il y a une troisième raison, c’est l’opportunité offerte par une reprise de l’activité depuis la fin de l’épidémie qui a été très bonne, doublée de perspectives prometteuses pour le Nord-est de l’Asie« .

Le Japon inaugure donc cette nouvelle phase de développement de l’agence, qui vise aussi des pays comme la Corée du Sud ou encore Taiwan.

Plus abordable et attractif sous divers aspects

« Nous sommes aujourd’hui au Japon car tous les voyants sont au vert, y compris une forte demande de voyage de la part des marchés espagnol et français, avec lesquels nous travaillons principalement« , souligne Philippe Plénacoste, directeur associé qui a rejoint Asia My Way – Les Voyages d’Angèle en août 2023 avec pour mission de développer les implantations de l’agence dans le nord-est de l’Asie.

Le Japon a enregistré 25 millions de visiteurs internationaux en 2023, soit 79% du chiffre de 2019, avant la pandémie, et les autorités affichent de grandes ambitions pour le secteur touristique dans les années qui viennent.

Vue des cinq collaborateurs de l'agence Les Voyages d'Angele au Japon
Le bureau de Tokyo, emmené par Philippe Plénacoste (centre) est composé d’une équipe multiculturelle avec Lucie (1ère à gauche), Julien (2e gauche), Erik, (2e droite) et Yumiko (1ère droite)

« Le tourisme international devient un enjeu de croissance très important pour le pays, et le gouvernement japonais a d’ailleurs fixé un objectif de 60 millions d’arrivées d’ici 2030« , indique Philippe Plénacoste, qui a travaillé dans le tourisme sur quatre continents et a dirigé un média francophone sur l’Asie du Sud-Est pendant plus de vingt ans.

Si le Japon suscite depuis longtemps l’intérêt de voyageurs du monde entier, ce pays insulaire restait jusqu’ici difficilement accessible au plus grand nombre pour diverses raisons, que ce soit l’épaisseur de ses barrières linguistiques, la longue distance de vol pour les Européens, ou encore le coût total du voyage.

« Le Japon aujourd’hui est plus facile et plus abordable« , indique Philippe, qui souligne les nombreux efforts des autorités japonaises pour simplifier la vie des voyageurs internationaux.

« Nos voyageurs européens bénéficient par exemple de 90 jours d’exemption de visa, ce qui est tout de même remarquable« , dit-il. « Et les procédures d’immigration en ligne sont très rapides« .

« Aussi, depuis les Jeux Olympiques, la signalisation en anglais s’est largement répandue et il y a également toutes sortes d’applications nouvelles pour assurer la traduction ici et là. Ils ont aussi un système de Pocket Wifi pas cher qui fonctionne bien et que l’on peut emmener avec soi« .

Même en termes de prix, le Japon s’en sort mieux aujourd’hui, souligne celui qui a effectué de nombreux voyages dans le pays du soleil levant au cours des trente dernières années.

« En dehors des hôtels en ville qui restent chers et peu spacieux, le Japon était déjà très compétitif en termes de prix sur un certain nombre de points, notamment la nourriture et les sorties que l’on trouve à des tarifs très abordables. Et là-dessus, la monnaie s’est dépréciée ces derniers temps, ce qui réduit le coût global du voyage« .

Le Japon est par ailleurs très bien desservi par un réseau de transports en commun réputé pour sa ponctualité, très bien organisé, et qui laisse peu de place aux imprévus.

De nombreuses opportunités hors des sentiers battus

Aussi, pour une agence hors des sentiers battus telle que Les Voyages d’Angèle, le Japon offre pléthore d’opportunités pour combiner au cours d’un même voyage des expériences exclusives et authentiques avec certains des grands classiques, les incontournables, dont on retrouve une bonne partie sur la fameuse « Golden route » qui passe par Tokyo, Hakone, Kyoto, Osaka.

« On peut facilement proposer des circuits complètement hors sentiers battus car le Japon a la particularité d’avoir des préfectures où il y a beaucoup moins de voyageurs et qui permettent d’aller au-delà de l’effet carte postale, de partir à la rencontre des populations et de vivre des expériences uniques« , explique Philippe qui attache une grande importance à la découverte culturelle dans le voyage.

« L’Office du tourisme du Japon a aujourd’hui une vraie politique de développement de ces régions, ce qui permet d’avoir des contacts solides avec des organismes sur place« , souligne-t-il.

« Je pense à des régions comme Hokkaido, l’île du nord du Japon connue pour les sports d’hiver, et qui est vraiment très jolie l’été avec de belles randonnées et autres expériences sportives. Il y a aussi la région de Nagano, appelée les « Alpes japonaises », mais qui n’en a pas moins un caractère tout à fait unique et authentique qui mérite le détour« .

La partie balnéaire n’est pas en reste avec des endroits comme Shimane, Ishikawa ou encore Tottori sur la mer du Japon, Okayama sur la mer intérieure de Seto, Sendai sur l’océan Pacifique.

« Ces destinations ont beau être moins touristiques, non seulement on en prend plein les yeux avec le paysage, mais l’on peut aussi facilement avoir des interactions intéressantes avec les habitants« , insiste le directeur associé des Voyage d’Angèle.

« D’une manière générale, quand on part à la découverte de paysages et de cultures exotiques, le Japon est un pays où l’on ne peut pas s’ennuyer« , dit-il.

Deux hautes saisons,… et l’été au milieu !

Le Japon a pour particularité d’avoir deux hautes saisons : le début du printemps (mars-avril) avec la floraison des cerisiers (sakuras), et le début de l’automne (octobre-novembre) symbolisé par le rouge intense des Momijis (érables rouges).

Mais Philippe et son équipe voient dans la période estivale de bien meilleures opportunités de voyage.

« Nous voulons faire en sorte que le Japon devienne aussi une destination d’été« , indique le quinquagénaire français. « Tout d’abord, voyager durant la pleine saison est beaucoup plus compliqué parce que tout est plein, les hôtels, les services, les transports, sont vite saturés« , dit-il. “En été, il y a beaucoup plus de disponibilité et les tarifs sont moins élevés”.

Il est une vieille idée reçue selon laquelle on ne voyage pas au Japon en été, car la saison est réputée chaude et humide, quand en Europe le climat est plus sec et tempéré.

Le Japon est tout à fait agréable l’été”, insiste Philippe Plénacoste, soulignant que la chaleur estivale est comparable à ce que l’on peut ressentir au plus fort de l’été en France.

« Bien sûr, il faut éviter les typhons… Mais après tout, chaque pays a ses phénomènes météorologiques« , dit-il.

« Il faut casser ce mythe selon lequel on ne voyage pas au Japon en été« , insiste-t-il, faisant le parallèle avec la période des moussons en Asie du Sud-Est, de plus en plus prisée par les voyageurs.

« On constate aujourd’hui, une augmentation des voyages durant la saison des pluies en Thaïlande, au Vietnam ou au Cambodge, car les gens ont compris le faux problème de la pluie -qui tombe généralement en fin de journée- et les nombreux avantages à visiter ces pays durant cette période fascinante« , souligne cet expatrié qui vit en Asie depuis 35 ans.

« Or, voyager l’été au Japon ne constitue a priori pas un problème pour nos voyageurs : les Espagnols sont naturellement très bien habitués à la chaleur, et les Français ont de toute façon l’habitude de voyager dans des endroits chauds« .

De bonnes prédispositions au voyage responsable

Même au regard de la notion de voyage responsable, chère à Asia My Way – Les Voyages d’Angèle, le Japon présente un certain nombre d’atouts.

« C’est un pays développé avec des parcs nationaux bien tenus, un dispositif de protection de l’environnement réglementé, strict et bien organisé« , indique Philippe. « Cela fait qu’il y a très peu de pollution. Même à Tokyo, une ville de 38 millions d’habitants, on respire bien, et l’air n’est pas pollué !« , affirme-t-il, ajoutant que « le Japon a beau être un grand consommateur de plastique, c’est aussi un champion du recyclage« .

Ils recyclent énormément et sont très rigoureux de ce point de vue ! », dit-il.

Et de conclure: « Les Japonais ont cette particularité de compenser à chaque fois. Il y a ici une vraie conscience de ne pas endommager les ressources« .